Corneille, avec classe et sans faille

9 décembre 2006 at 7:34 Laisser un commentaire

(C)Photo Bernard Brault, La PresseLe printemps dernier, Corneille avait dû remettre son entrée au Centre Bell pour cause de séries éliminatoires. Mais hier soir, le chanteur R&B occupait enfin la grande scène, devant un peu moins de 6000 fans. Sa «soirée de clôture de la tournée Marchands de rêves», ainsi qu’on l’annoncé lorsque les lumières se sont éteintes, Corneille l’aura vécu avec toute la générosité dont il est capable.

Près de deux heures de chansons reçues comme un véritable cadeau, impression rehaussée par ces petits choux lumineux qu’une radio commerciale a eu la bonne idée de distribuer aux fans. Le sourire radieux, Corneille faisait une pause après chaque chanson pour jeter un coup d’il attentif à cette constellation multicolore. Si cela ne le met pas dans l’esprit du temps des Fêtes, ne lui reste alors qu’à profiter de ses vacances, bien méritées.

Les Marchands de rêves, son deuxième album, l’a promené au Québec et aux quatre coins d’Europe où, comme on sait, son statut de star est largement acquis. Seulement 5900 spectateurs à Montréal? C’est bien modeste en comparaison des stades français qui l’ont accueilli, mais la qualité des fans montréalais valait bien la quantité. Le public, attentif, admiratif, dansait langoureusement tout en chantant les paroles des nombreux tubes du beau gosse.

Beau gosse? Le James Bond de la pop francophone. On ne trouvera pas un pli de travers sur ce Corneille : sapé comme un prince dans un chic complet noir, accompagné de musiciens tous aussi soignés. Un batteur, un bassiste, un guitariste. Une section de cordes de huit instrumentistes pour enrober le tout. Une scène sobrement drapée de blanc. Corneille l’esthète fait preuve d’un goût et d’un raffinement qui rejaillissent jusque sur ses chansons, si bien servies par un orchestre de la sorte.

Ainsi, peu avant 21 h 30, Corneille a lancé sa soirée de clôture avec un certain flegme qui nous a presque fait douter de son intensité. Erreur : après une année aussi chargée, nul doute que cette tournée était réglée au quart de tour, parfaitement dosée. Il fallait seulement être patient et se laisser gagner. Déjà, Sans Rancune portait un tempo juste un peu plus enlevé.

À Ça me va, il nous avait déjà dans sa poche. Corneille qui se la joue Al Green sur une chanson R&B cadencée par un linéaire coup de grosse caisse, le refrain qu’on n’oublie plus, et voilà le Théâtre du Centre Bell sur ses deux pieds à onduler des hanches. Le premier tiers de cette performance était du bonbon, surtout puisé à même le premier album, Parce qu’on vient de loin.

Qu’est-ce que tu te fais a marqué une pause dans le rythme du concert, après le crescendo des premières interprétations. Un moment de grâce que seul Corneille sait servir; enfin, nous sentions que les violons étaient véritablement présents (au début, ils étaient difficilement discernables dans le son de la voix et de la section rythmique). Surtout, le plaisir que Corneille prenait à la chanter masquait le côté presque triste de la chanson. La foule s’est faite chorale pour en entonner la mélodie, puis le chanteur a jugé bon faire partager ce beau moment avec deux absentes. Il a pris les téléphones portables de deux fans, composé un numéro, puis demandé au public de reprendre le refrain!

Corneille a ensuite servi le moment «sérieux» du concert, enchaînant ses chansons plus graves : À vie, Si tu savais, la parfaite Ça arrive (sur le thème des malades du sida), Lettre à la Maison-Blanche, Repose en paix La finale a rétabli l’équilibre avec, bien sûr, ses succès Parce qu’on vient de loin, Rêves de star et, plus tard, Comme un fils puis Seul au monde. Une performance chaleureuse et sans faille, d’autant plus que le chanteur paraissait en belle forme vocale, lui qui a une voix fragile et si vacillante.

En terminant, on s’en voudrait de ne pas glisser un mot à propos de Gage, qui a eu le temps de pousser sept chansons en première partie. Un mot seulement pour dire qu’il est grand temps de voir le gaillard donner un vrai concert à lui seul. Si son interprétation de Purple Rain, de Prince, a soufflé le public (avec raison), on préfère encore le «Soul Rebel» lorsqu’il s’amuse à brouiller les influences musicales, trempant ses chansons dans le reggae ou, encore mieux, le zouk. Gage, on t’attend.

Source: Philippe Renaud – La Presse

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